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De la survie à la Vie..




il semble que la période actuelle nous confronte à ce qui n'est pas en "conformité" avec notre être, nous ramenant à notre essentiel, à savoir : quitter la survie pour la Vie.

 

Faut-il déjà identifier la survie, voire la sous-vie ?

Comment entrer davantage dans la vie ou comment faire entrer davantage de vie dans notre vie ?


On sait que les traumas maintiennent dans des enfermements lorsqu'ils ne peuvent être élaborés et génèrent des comportements de survie.

Ainsi on peut rester bloqué à des évènements vécus dans des expériences personnelles traumatiques mais aussi à des situations, évènements ayant leurs sources dans d'autres générations parce que le deuil n'a pas pu être fait, parce qu'il y a eu une injustice qui n'a pas été prise en compte, parce qu'il s'agit de mémoires collectives, comme les guerres, etc..

Cela se manifeste dans des répétitions de situations, dans des mécanismes de cloisonnement dans nos habitudes de vie, avec des peurs d'aller plus loin vers un inconnu insécurisant, voire menaçant.

Cela peut concerner des secteurs de notre vie, ou bien se généraliser..


Quitter la survie ?

On n'est pas forcément conscient d'être dans la survie parce que çà présente un certain confort.. sauf que par moment, on s'y sent à l'étroit, voire empéché, comme si on étouffait avec, au fond de soi, un ressenti d'insuffisance de vie et un besoin de plein être...

La peur est l'émotion qui préside à la survie car elle prépare le corps à l'action face à ce qui menace.

Où en sommes-nous de nos peurs ? réelles ou imaginaires ? à qui, à quoi se relient-elles ?


La thérapie transgénérationnelle nous permet d'identifier les places dans notre arbre familial qui ont souffert de stress post-traumatique et se sont retrouvées empêchées d'aller vers d'autres aspirations que ce qu'il y avait à vivre sur le moment, à faire face. C'est grâce à leur instinct de survie que nous sommes là, aujourd'hui.

Mais on se retrouve souvent pris dans les filets de leurs peurs dont eux-même (parents, grand-parents) ne se sont pas détachés. Il nous appartient pourtant d'aller plus loin vers la plage de nos désirs et ce tiraillement entre position de survie et la Vie est souce de tensions multiples.

La thérapie transgénérationnelle nous donne à voir cette carte des empêchements, des blocages, des souffrances, mais tout autant, les résiliences, les naissances et renaissances.


Au cours de mon expérience de presque 30 années d'accompagnements dans la sphère de la thérapie transgénérationnelle, j'ai vu cette orientation évoluer et elle est maintenant présente dans de nombreux protocoles thérapeutiques dans des déclinaisons multiples, prenant en compte l'histoire familiale, ancestrale, généalogique.

 

J'assiste avec bonheur aux transformations des participants.es aux stages, aux formations, lorsque les histoires, dans leur histoire, se déposent, prennent une juste place, délivrant ainsi l'entourage, les descendants du poids des situations bloquées antérieurement.

 

Il est toujours possible de faire un petit pas dans un grand pas.


Maureen Boigen, @ tous droits réservés.

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